Ce que je pense vraiment du cours d’Éthique et culture religieuse
L’an passé (bon, d’accord, il y a deux mois + 10 jours, reste que c’était l’an passé), j’ai publié un article d’opinion largement favorable au cours d’Éthique et culture religieuse. En fait, cet article, je l’ai surtout écrit sur un coup de tête. Je trouvais que les accusations contre ce programme étaient alarmistes et mensongères. Sur le coup, j’ai répliqué en écrivant un texte au positivisme et à l’optimisme exagérés, oubliant alors que je n’avais que quatre mois de cours de passés.
La vérité sur ce cours, c’est qu’il manque de substance. À deux périodes par cycle de neuf jours, la théorie, oubliez ça. Au début de l’année, nous passions une bonne partie de notre temps à débattre sur divers sujets. C’était non seulement une belle occasion d’apprendre et de développer notre esprit critique/de réflexion, mais aussi une source de moments amusants et intéressants. Comme je vous dis, à deux périodes par cycle de neuf jours, il faut que tu fasses en sorte que tes élèves aiment ton cours et qu’ils puissent en retirer un peu beaucoup (expression assez laide, mais je n’arrivais pas à me décider entre un peu et beaucoup), en même temps.
Hé bien, nous avons fini par entrer dans la deuxième partie du cours; il se trouve que ce volet concerne la partie culture religieuse. Nous ne débattons presque plus. Nous ne faisons qu’assimiler des connaissances sur les grandes religions monothéistes et leurs fondateurs, tout en prenant, de temps à autres, des pauses pour répondre à des questions à l’aide d’un cahier “en cours d’évaluation” ou “en cours de perfectionnement” ou je ne sais trop quoi (“pas fini”, bref). J’ai toujours eu beaucoup de misère à comprendre les croyants. Je me rappelle en cinquième année, lorsque j’avais demandé à ma professeure de religion “Qu’est-ce qui me prouve que Dieu existe”, qu’elle n’avait pas su me répondre adéquatement (parce qu’il n’y a pas de réponse satisfaisante à cette question). “Tu crois parce que tu sais qu’il est là.”, avait-elle fini par me répondre. Non, je ne le sais pas et je ne comprends toujours pas pourquoi s’obstiner à chercher des réponses là où on sait qu’il n’y en a pas. La religion peut être un outil de diffusion de bonnes morales, de bonnes règles, mais les gens ne devraient pas avoir besoin de ça pour bien agir et pour croire en eux-mêmes (ils ne devraient pas croire à travers un être inexistant, voilà ce que je dis).
Bien sûr, c’est une belle occasion de se renseigner sur la culture et l’histoire de ces trois grandes religions, lesquelles englobent les trois quarts des croyants du monde entier. Bien sûr, c’est important de savoir toutes ces choses pour comprendre les gens du Québec de demain, mais justement, ça ne m’aide pas à les comprendre. Et puis, je n’ai pas besoin de connaître leur culture pour les accepter et les respecter.
Cela dit, ce cours est encore en développement. La partie Éthique m’est vraiment très intéressante, mais, selon-moi, la partie culture religieuse est à revoir.
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- Publié:
- 28 février 2010 / 22:19
- Catégorie:
- Apprentissage, École, Éthique et culture religieuse, Mon Blogue, Point de vue
- Mots-clefs :
- École, Éducation, Élève, Cours, ECR, Enseignant, Enseignement, Opinion, Religion
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